Expositions

Prix Bayeux 2026
Les expositions ? Peut mieux faire !

Exposition d’Adrien Vautier « Si tu traverses l’hiver »

Pendant une semaine, la ville de Bayeux devient l’épicentre de la profession, assez mal connue mais tellement nécessaire, de reporter de guerre, à un moment où les journalistes, les médias et la liberté de la presse sont de plus en plus malmenés dans le monde.

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Livres

Régis Le Sommier
De Paris Match à Omerta,
parcourt d’un « blacklisté »

Regis Le Sommier – Photographie VIM / ABACA PRESS

Lorsqu’il travaillait pour Paris Match, Régis Le Sommier incarnait une certaine idée du grand reportage : celle du journaliste de terrain. Puis, viré par Lagardère, il a rejoint pendant six mois la rédaction de RT France, la télévision russe… Et le voilà « blacklisté » dans cette époque où il faudrait absolument choisir son camp et ignorer les autres. Il ne signera donc pas son livre à la foire du livre de Bayeux.

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Expositions

Photographie japonaise à la BNF
Scènes, signes, sensations

Mami Kiyoshi, Miss Otsuka and Matsui and Wakabayashi, Japon, série New Reading Portraits. Photographie: Mami Kiyoshi

Dans le cadre des commémorations du bicentenaire de la naissance de la photographie, la Bibliothèque Nationale de France présente une grande et très belle exposition sur l’évolution de la pratique photographique au Japon de 1945 à nos jours. A voir jusqu’au 31 janvier 2027.

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Expositions

Jean Marquis
« Les trente glorieuses » d’un photographe un peu oublié

Photographie Jean Marquis / Roger-Viollet

Photographie Jean Marquis / Roger-Viollet

L’exposition Jean Marquis, arpenteur du quotidien – Photographies 1951‑1983, présentée à la Galerie Roger‑Viollet du 8 octobre 2026 au 23 janvier 2027, revient sur le parcours d’un photographe  dont le travail documente avec précision plus de trente ans de vie sociale, politique et culturelle. A voir jusqu’au 23 janvier 2026.

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Festivals

Prix Bayeux 2026
À quoi servent les reporters de guerre ?

Distribution alimentaire, Khan Yunis, sud de la bande de Gaza, 29 novembre 2024. Photographie: Saher Alghorra / Zuma Press

L’édition 2026 du Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre se tiendra jusqu’au 11 octobre 2026 à Bayeux. Témoignage et hommage rendus aux reporters de guerre, métier à la fois dangereux et essentiel, et rappel de la nécessité de soutenir et de valoriser leur travail, l’événement est gratuit et ouvert à tous, proposant expositions photographiques, projections de reportages, rencontres avec des journalistes, soirées débats, un salon du livre et des rendez-vous scolaires.

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Hommages

Mémorial des reporters
Les oubliés de Bayeux

Vue partielle de la seconde allée du Mémorial de Bayeux. Photographie Thierry Birrer

Vue partielle de la seconde allée du Mémorial de Bayeux. Photographie Thierry Birrer

Depuis 2006, en octobre de chaque année, de nouveaux noms viennent s’inscrire sur les stèles des membres des médias tués dans l’exercice de leur métier. Mais tous n’ont pas droit à cet hommage posthume.

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Entretiens

François Le Diascorn
Tranches de vie d’un autre monde

Autoportrait au Chapeau Noir. Jonchères, France. 2022Je fais partie de ceux qui n’aiment pas être pris en photo. À vrai dire, le fait d’être photographié m’indiffère à la condition de ne pas en voir le résultat. Cela doit être le reste d’un complexe d’adolescent quand je fuyais les miroirs. Alors suis-je masochiste en faisant maintenant des autoportraits ? Eh bien, non ! Car être photographié par les autres ou se photographier soi-même n’a rien de similaire. Dans le denier cas, on contrôle son image. Et mon image, en vieillissant, j’ai fini par l’aimer, cette allure d’auguste vieillard à la barbe blanche et aux rides soi-disant pleines de dignité et de sagesse. Un trompe-l’œil bien sûr. S’il y a un message dans cet autoportrait c’est que le photographe se doit de posséder beaucoup plus que ses deux yeux (et donc encore plus que le fameux troisième œil de la clairvoyance.) Avoir des yeux supplémentaires, cultiver un regard à soi, voir ce que les autres ne voient pas. S’efforcer en tout cas de le faire, même si on n’y réussit pas toujours.<br>Texte et photographie François Le Diascorn

Autoportrait au Chapeau Noir. Jonchères, France. 2022 Je fais partie de ceux qui n’aiment pas être pris en photo. À vrai dire, le fait d’être photographié m’indiffère à la condition de ne pas en voir le résultat. Cela doit être le reste d’un complexe d’adolescent quand je fuyais les miroirs. Alors suis-je masochiste en faisant maintenant des autoportraits ? Eh bien, non ! Car être photographié par les autres ou se photographier soi-même n’a rien de similaire. Dans le denier cas, on contrôle son image. Et mon image, en vieillissant, j’ai fini par l’aimer, cette allure d’auguste vieillard à la barbe blanche et aux rides soi-disant pleines de dignité et de sagesse. Un trompe-l’œil bien sûr. S’il y a un message dans cet autoportrait c’est que le photographe se doit de posséder beaucoup plus que ses deux yeux (et donc encore plus que le fameux troisième œil de la clairvoyance.) Avoir des yeux supplémentaires, cultiver un regard à soi, voir ce que les autres ne voient pas. S’efforcer en tout cas de le faire, même si on n’y réussit pas toujours.
Texte et photographie François Le Diascorn

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