Thierry Birrer

Thierry Birrer (France, Algérie, Alger, 21 décembre 1957) est un auteur-photoreporter indépendant. Après deux décennies dans le sport automobile, il s'est tourné vers le reportage en milieu industriel au début des années 2000 et social. Il s'intéresse notamment à la situation de l'éducation en zone de conflits, ce qui l'a conduit en Syrie, Irak, Liban et depuis 2022 régulièrement en Ukraine.


Reportage

Photoreporter en zone de guerre (1/2)
Avec les drones FPV, tout a changé

Drone FPV ukrainien avec munitions RPG-7 © Olena Khudyakova / Ministère de la Défense de l’Ukraine

Depuis les premiers photographes de guerre durant le siège de Rome par l’armée française en juin 1849 jusqu’aux plus récents conflits du Mali (2012), du Mozambique (2017) ou d’Ethiopie (2018), le photographe pouvait approcher très près des lignes ennemies. Depuis l’apparition des drones au Soudan et en Ukraine en 2023 et encore plus depuis l’utilisation massive des drones FPV depuis l’été 2024 sur la ligne de front russo-ukrainienne, une aire de près de 30 000 km² le long du front est devenue « zone de non-droit journalistique ». (Première partie)

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Histoire de presse

Ukraine
The Kyiv Independant
Quatre années de liberté
envers et contre tout

Si vous devenez souscripteur de The Kyiv Independent, vous pourrez trouvez votre nom dans le hall du journal. A gauche, les 10 000 premiers noms ; à droite les 20 000 suivant. Document © The Kyiv Independent

Malgré un climat très difficile pour la presse ukrainienne, il est encore possible de slalomer à travers les écueils et de trouver un modèle économique stable en pure-player. C’est le cas du Kyiv Independent qui vient de souffler ses quatre bougies. Un exploit qu’a reconnu le magazine Time

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En librairie

Raoul Minot
Le photographe inconnu de l’Occupation

Raoul Minot – Collection privée Stéphane Jaegle / Stéphanie Colaux

C’est à la suite de la découverte d’un album photo de près de 400 clichés noir et blanc de soldats allemands dans Paris que Philippe Broussard, journaliste de Le Monde, entame une enquête de plus de quatre ans afin de découvrir qui est le mystérieux personnage ayant pu prendre de tels clichés. Une plongée au cœur d’une enquête photojournalistique d’un reporter sous l’Occupation à Paris. Passionnant. Voir la suite

Exposition

Julia Kochetova
War Is personal
« J’espère que la guerre prendra fin
avant que mon cœur ne cesse de battre »

Un adolescent du village de Zelene dans la région de Kharkiv installe un drapeau pour signaler un checkpoint. ©Julia Kochetova

La photojournaliste ukrainienne Julia Kochetova a présenté au Prix Bayeux Calvados Normandie des correspondants de guerre 2025, une exposition sur le conflit russo-ukrainienne, combinaison de photographies, de poésie, de musique électronique, de croquis et de véritables objets de guerre, faisant appel à tous les sens pour ressentir la guerre au plus près.

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Reportage

Ukraine
Une exposition itinérante
dénonce les crimes de guerre contre les médias

Août 2022, sur l’European Square à Vinnytsia, un musicien de rue joue devant les panneaux de l’exposition. © Thierry Birrer

En Ukraine, il n’aura fallu attendre que quelques dizaines heures après l’invasion du pays par ses voisins russes et biélorusses pour que des journalistes soient victimes de frappes russes, parfois très ciblées. Il ne faudra pas attendre vraiment plus longtemps, à peine un mois, pour que le sort des journalistes tués ou kidnappés soit l’objet d’expositions publiques en extérieur. «The War is not Over Yet », la première du genre apparaît à Lviv dès le 31 mars 2022.

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Reportage

Ukraine
Le bord des routes,
une façon de souder une nation

« Ne tuez pas » Reni, à l’ouest de l’oblast d’Odessa, dans la vallée du Danube, août 2022. Ce panneau illustré d’une jeune femme reprend une des formules des dix commandements, le « Tu ne tueras pas » du sixième commandement. La jeune femme a des épis de blé dans les cheveux. Reni est alors la principale porte de sortie, par la route vers la Roumanie, les exportations de céréales ukrainiennes étant alors entravées par le blocus de la mer Noire. Un million de tonnes transiteront en août via ces camions, parqués par centaines dans un champ tout autour de ce panneau. Le temps d’attente est alors particulièrement long, trois jours en moyenne, car la fille de camions s’étend sur près de 35 kilomètres. © Thierry Birrer

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