Robin Tutenges
Robin Tutenges (France, Saint‑Mandé, 31 juillet 1995) est un photojournaliste et journaliste français, représenté par l’agence Hans Lucas, dont le travail, centré sur les minorités, les crises géopolitiques, les violations des droits humains et les conflits contemporains, s’est imposé depuis le début des années 2020. Formé en communication puis en analyse des conflits géopolitiques, il découvre la photographie à l’adolescence, cofonde le collectif Clic à Toulouse, et poursuit un master en photojournalisme à l’IHECS à Bruxelles en 2018, année où il réalise Terres de discorde, enquête sur les expropriations en Inde. Collaborateur de l’AFP et de Polka Magazine, il rejoint ensuite Slate.fr comme photojournaliste puis reporter, couvrant notamment le Liban en 2021 un an après l’explosion du port de Beyrouth, avant d’être envoyé en Ukraine dès les premières heures de l’invasion russe en 2022 pour documenter la communauté des skateurs ukrainiens et les effets de la guerre sur la jeunesse. Son travail l’amène également en Inde, où il couvre la crise du Covid, les désastres environnementaux et la révolte des agriculteurs, reportage récompensé par le Prix de la presse diplomatique française 2021, ainsi qu’en Asie centrale, où il enquête en 2023 sur les survivants ouïghours des camps du Xinjiang réfugiés au Kazakhstan, un travail distingué par le European Press Prize 2024 et soutenu par une bourse du Pulitzer Center en 2025. Il documente ensuite les enlèvements secrets du régime Hasina au Bangladesh en 2024, puis la rébellion Fano en Éthiopie en 2025, reportage lauréat du prix RSF Lucas Dolega‑SAIF 2025. Depuis 2022, il mène également un projet au long cours sur la guerre civile en Birmanie et la jeunesse résistante, récompensé par le Victor Hugo Prize 2023, le Grand Prix du Sarajevo Photo Festival 2025 et le Camille Lepage Award 2026. Son œuvre, publiée dans Le Monde, Der Spiegel, The Guardian, The Washington Post, Libération, Médiapart, CNN, L’Express, Polka, Fisheye ou La Chronique d’Amnesty International, est exposée à Visa pour l’Image, au National Museum of Photography of Colombia, à la National Gallery of Bosnia‑Herzegovina et au Centre photographique de Marseille, et s’inscrit dans une démarche visant à raconter la grande Histoire à travers les trajectoires individuelles.
