L'oeil de l'info

Menu

Skip to content
  • ACTUALITES
    • Evènement
    • Débat
    • Bizness
      • La vie des agences
    • Justice
    • Les gens
      • Entretien
      • Hommage
      • Lauriers
    • Reportage
    • Exposition
    • Patrimoine
    • Arts Visuels
    • De l’argentique à l’IA
      • Intelligence artificielle (IA)
    • En librairie
    • Revue de presse
  • CHRONIQUES
    • Retour d’archives
      Pierre Abramovici
    • Correspondance de Budapest
      Daniel Psenny
    • De la route à la rue d’Alger
      Richard Walter
    • 20 ans de photographie
      Corentin Fohlen
    • Europe n°1, l’histoire
      Luc Bernard
    • L’oeil écoute
      Maurice Achard
    • Mes année 70
      Michel Puech
  • HISTOIRES
    • Histoire d’hommes(e)
      • Les Gens
        Index alphabétique des gens cités
      • Les Gens
        Index par date de naissance
    • Histoire d’agences
      • Agences en activité
      • Agences de jadis
      • Agences du monde
      • Index es agences citées
    • Histoire de presse
      • Journaux & Magazines
  • NOUS ?
    • Soutenir L’oeil de l’info
    • ‘DREDI, notre lettre du vendredi
      • Archives ‘DREDI
    • Nous écrire
    • Mots-clés
    • Informations légales

Exposition

Robert Capa
A Deauville, Bob et ses deux Normandie

Article de Daniel Psenny publié le 31 mai 2024

ACCUEIL / ACTUALITES / Exposition / Robert Capa A Deauville, Bob et ses deux Normandie

France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icône ». Montage L’oeil de l’info avec © Robert Capa / International Center of Photography / Magnum Photo

A l’occasion de l’anniversaire du  6 juin 1944, et des 70 ans de la mort de Robert Capa, Deauville lui rend un vibrant hommage  à travers une exposition intitulée « Robert Capa icônes ».  Le commissaire Michel Lefebvre expose des « vintages », des objets, dont un Leica, et ses deux Normandie, celle des N&B et celle des couleurs.

France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » – Photo Daniel Psenny

Au premier étage du magnifique bâtiment des Franciscaines de Deauville occupé jusqu’en 2012 par les sœurs de la communauté Notre-Dame de la Pitié et transformé, depuis 2021, en un centre multi culturel, Michel Lefebvre, journaliste au « Monde, collectionneur et commissaire de l’exposition a rassemblé près de 150 tirages photos originaux vintage, journaux, livres et objets ayant appartenu à Robert Capa (Endre Erno Friedmann de son vrai nom). En plus des photos, on y trouve également un de ses Leica, sa machine à écrire Remington portative ou son permis de conduire  provenant principalement de la collection Golda Darty et des archives de l’agence Magnum Photos, cofondée par Capa à New York en 1947.

France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » – Photo Daniel Psenny
France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » – Photo Daniel Psenny
France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » – Photo Daniel Psenny

France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » -© Robert Capa / International Center of Photography / Magnum Photo

« J’ai choisi d’exposer les tirages originaux tels qu’ils avaient été réalisés à l’époque après le développement des pellicules », explique Michel Lefebvre. « Ce sont des photos vivantes où l’on peut y voir les rayures du négatif et même des taches, mais également les annotations et les recadrages décidés par  les secrétaires de rédactions au dos des photos avant leurs publications dans les journaux ». Ainsi, le visiteur peut admirer (ou revoir) sous un autre angle les photos iconiques de Robert Capa comme, par exemple, celle controversée du Falling soldier prise en 1936 pendant la guerre d’Espagne tamponnée au nom de l’agence Pacific Ilustration avec les indications aux crayons noirs ou bleus destinés aux metteurs en page de l’époque. « Une photo est une interprétation de la réalité, un point de vue que le photographe a choisi pour témoigner mais c’est aussi un objet physique », poursuit le journaliste. « Il est vrai que le tirage argentique apparaît aujourd’hui presque préhistorique mais, en garder une trace est une mission patrimoniale ».

Bien que l’on croit avoir tout vu de l’œuvre de Capa, chaque exposition amène son lot de tirages inédits récupérés dans les boîtes d’archives de Magnum et dans les tiroirs de l’International Center of Photography (ICP) fondée à New York par Cornell Capa (1918-2008) pour rassembler et conserver les 70 000 négatifs qui composent l’œuvre photographique de son frère. A travers les différentes étapes de l’exposition, on découvre de nouvelles photos jugées, peut-être à l’époque, anecdotiques mais qui prennent tout leur sens en les replaçant dans le cadre des reportages réalisés par Capa.

« Il a couvert cinq guerres, Espagne, Chine, Seconde Guerre mondiale, Israël, Indochine, et en a chaque fois ramené les meilleures images, celles qui comptent et qui restent dans l’histoire. L’ensemble des photos, même les moins connues, permet aussi de comprendre son univers », dit Michel Lefebvre.

France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » – Photo Daniel Psenny
France, Deauville, mai 2024 – Exposition « Robert Capa Icone » – Photo Daniel Psenny

Présent pour le vernissage de l’exposition le 25 mai, Raymond Depardon, membre de l’agence Magnum, souligne « la qualité des cadrages » des photos de Capa.

« Il était précis et efficace. Il faut se rappeler qu’à l’époque, il n’avait pas la possibilité de réaliser des dizaines de photos par manque de pellicule », souligne Depardon. « On a même l’impression que Capa cadrait ses photos en pensant immédiatement à leur impression dans les journaux », poursuit Michel Lefebvre.

Mais cette exposition où l’on croise Hemingway, Kessel, Picasso et Gerda Taro – sa compagne qui lui a trouvé son nom de Robert Capa -, ne montre pas seulement les photos en noir et blanc qui ont fait la renommée de Capa. Elle permet également de découvrir ses reportages en couleurs réalisés après guerre pour différents magazines américains dans les lieux de villégiature pour riches comme Deauville, Biarritz ou les Alpes. « C’était l’occasion pour Capa de se faire payer un mois de vacances dans des endroits de rêve où, entre deux photos, il pouvait profiter de la vie  en jouant aux courses, au casino et charmer les femmes », explique Michel Lefebvre.

Racetrack, Deauville, France, Août 1951 © Robert Capa / International Center of Photography / Magnum Photo
Deauville, France, Août 1951© Robert Capa / International Center of Photography / Magnum Photo

C’est en 1951 que le magazine américain Holiday (un million de lecteurs) lui commande un reportage sur Deauville, à l’époque l’une des destinations les plus en vue et les plus populaires de France. Capa le flambeur qui tire toujours le diable par la queue, s’y trouve comme un poisson dans l’eau. Il y réalise une centaine de photos aujourd’hui archivées à l’ICP et dont vingt trois d’entre elles ont déjà été exposées sur les planches de Deauville en 2021.

Chargé également de rédiger l’article, Capa dresse surtout un portrait social de cette ville d’ultra riches vivants hors du temps. En plus de son regard de photographe, il s’y révèle aussi comme un grand conteur sachant manier la plume pour captiver le lecteur.

« Le soir au casino, dans les boites, les restaurants on ne voit que les riches, les parvenus, la bourgeoisie désespérée, les playboys, les pinups et les professionnels. L’après-midi au champ de courses, tout le monde est a nouveau là, cette fois avec les locaux, et presque toute la population de Trouville, (…) le champ de courses c’est la démocratie, la vraie. Les riches et les pauvres jouant cote a cote », écrit-il.

Cette exposition où s’entremêlent le sang et les  drames, mais aussi l’ironie face à la tragédie de l’Histoire, montre à quel point Capa, par son itinéraire personnel et son engagement, continue de fasciner. La force de ses images rappelle qu’il est à l’origine du photojournalisme moderne et qu’il reste  « le plus grand photographe de guerre du monde » comme l’a qualifié en 1937 le magazine anglais Picture Post. « Capa parlait le hongrois et cinq langues et, un jour, on lui a demandé dans laquelle de ces langues il pensait et il rêvait. Il a répondu immédiatement : les images », racontait l’actrice Ingrid Bergman qui fut, pendant un temps, sa compagne. On ne peut mieux dire.

Exposition

« Robert Capa, icônes »

Exposition jusqu’au 13 octobre 2024 du mardi au dimanche, de 10 h 30 à 18 h 30.

Les Franciscaines, 145 B, avenue de la République Deauville. Pass expositions : plein tarif : 13 € ; jeune et solidaire : 5 €

 Dernière révision le 2024/06/21 a 6:15

  • À propos
  • Articles récents
Daniel Psenny
Daniel Psenny
Daniel Psenny (France, 1957) est un journaliste qui a débuté au Matin de Paris (1980), puis à Libération (1986) avant de rejoindre Le Monde (1997 – 2017) où il est spécialiste des médias et de la télévision. Lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, il filme depuis son appartement les scènes de panique autour du Bataclan, avant d’être grièvement blessé en portant secours à un blessé. Ces images, diffusées dans le monde entier, deviennent un document historique. Engagé dans la mémoire collective, Daniel Psenny réalise en 2015 22h01, un documentaire sur l’attentat terroriste du Bataclan, puis en 2025 le documentaire Vendredi Noir qui donne la parole aux survivants du Bataclan.
Daniel Psenny partage sa vie entre Budapest et Paris et collabore à plusieurs publications dont L’œil de l’info.
Daniel Psenny
Les derniers articles par Daniel Psenny (tout voir)
  • Claude Gassian
    « Ailleurs, exactement »
    - 28 novembre 2025
  • Robert Capa
    A Deauville, Bob et ses deux Normandie
    - 31 mai 2024
  • Kertész, Capa
    Ils ne sont pas les seuls…
    L’école hongroise de la photographie
    - 17 mai 2024
Si cet article vous a intéressé... Faites un don !
Rubriques
Exposition

Mots-clés
Capa Cornell, Deauville, International Center of Photography (ICP), Magnum Photos, Michel Lefebvre, Normandie, Paciiic Illustration, Robert Capa (1913 - 1954)

Post navigation

← Villa Tamaris
Yvette, « l’intrépide aviatrice » photographiée par Robert Doisneau
Eliot Blondet / Abaca press
Libération n°13350 du 06 juin 2024 →

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

  • RECHERCHER

  • NOUS JOINDRE

    Se connecter
    Mot de passe oublié ?
    Créer un compte
    Comment contribuer
    Nous écrire
  • PODCAST > Tony Comiti, le photographe

    https://www.loeildelinfo.fr/wp-content/uploads/2021/11/Toni-COMITI-1-PAD.mp3
  • NOS SOUTIENS

    logo Abaca Press logo de l’agence Bestimage logo Sipa logo Starface logo Gamma-Rapho logo Polaris Images logo Propixo

    Faites comme eux, rejoignez-nous et affichez votre soutien à notre équipe de journalistes

  • LA Lettre hebdo

RECHERCHE

Par date

Catégories


L’Oeil de l'Info 2008-2025 est édité par l'Association Journalisme & Photographie. Tous droits réservés. Informations légales

L'oeil de l'info
Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
×