
Malgrè une vieille amitié avec Gary Knight producteur de The Stringer, Jean-François Leroy a fait ovationné Nick Ut l’an dernier pour son dernier show au Campo Santo.
Photographie Sébastien Riotto / Visa pour l’image
Les hommages se succèdent, car c’est le monde professionnel qui ouvre pour Jean‑François Leroy les portes d’un panthéon de la mémoire qu’il mérite tant.
Depuis la création de son festival Visa pour l’Image, avec le soutien de Roger Thérond, alors directeur de Paris‑Match, la visite annuelle de Perpignan était devenue l’incontournable, source de toutes les satisfactions pour les presses locale, nationale, internationale, et pour tout photojournaliste en herbe.
Tous ces hommages sont empreints d’une émotion maîtrisée, pour mieux souligner les qualités du professionnel qu’a été Jean‑François, toute sa vie durant entièrement dévoué à l’existence de « Visa », devenu chaque année le visa d’accès aux plus grands bonheurs de l’œil, en parfaite symbiose avec la raison d’être de toute exposition, sans préjugé aucun.
Toujours faire des images du passé le futur d’un présent incontournable pour tout photojournaliste sur les traces des grands noms de la profession — les Salgado, Nachtwey, Depardon… la liste serait trop longue !
Jean‑François nous a transmis, durant ces 38 dernières années à Perpignan, l’ultime chance de vivre en chacun, chacune d’entre nous, le privilège de nous sentir plus humains, plus solidaires que jamais face aux déboires ou aux espoirs brillamment affichés sur les murs de toutes les expositions de Perpignan, magistralement créées à cette occasion.
Tant l’œil avisé de Jean‑François a toujours été au diapason de son cœur, pudique mais plus photojournalistique que jamais, sur les lignes de front de Kaboul, d’une Afrique sur les chemins de l’exil, ou d’une Asie à portée de regards — comme l’avait déjà voulu Nick Ut avec la photo de la petite Vietnamienne fuyant les combats.
Jean‑François Leroy, avec l’aide de sa fidèle Delphine Lelu, directricee général, l’a toujours voulu, comme il l’a souligné dans une interview sur LCI : « Visa, c’est vachement bien. C’est le poil à gratter de la profession. »
- Jean-François Leroy (1956 – 2026)
« Le poil à gratter de la profession » - 6 septembre 2026 - Hervé Brusini
« Le goût de la vérité » - 10 avril 2026 - Serge Périchon & Marc Roussel
Correspondances ukrainiennes - 13 février 2026
