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Festival Sportfolio 2013: mon voyage à Narbonne

Article de Michel Puech publié le 14 juin 2013

ACCUEIL / ACTUALITES / Evènement / Festival Sportfolio 2013: mon voyage à Narbonne

Mexico 1968 © Raymond Depardon / Magnum

Mexico 1968 © Raymond Depardon / Magnum

Depuis le 1er juin, et jusqu’au 18 juin 2013, se déroule à Narbonne la première  édition de Sportfolio, l’unique festival international de photojournalisme sportif où sont présentées sept expositions.

Article publié le vendredi 14 juin 2013 dans Le Journal de la Photographie et le Club Mediapart

(c) Michel Puech

Narbonne (c) Michel Puech

Je suis « embedded by Nikon » pour assister à la remise du grand prix de ce tout jeune festival créé par deux amoureux et professionnels de l’image : Bénédicte d’Audigier et Gilbert Benedicto.

Narbonne est une très vieille ville. Elle fut fondée sous le nom de Narbo Martius, en 118 avant Jésus-Christ. Elle bénéficie d’un patrimoine étonnant. Située entre Montpellier et Perpignan, la ville a une réputation d’étape sur la route de l’Espagne, et pour être franc, je ne m’y étais jamais arrêté. La bonne surprise a donc été totale, et immédiate. Le quartier général du festival a son siège à l’Office du tourisme sur les bords du canal de la Robine classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. C’est là que l’on s’accrédite.

Direction le Palais des Archevêques, place de l’Hôtel de Ville. On ne peut pas manquer cet ensemble avec plusieurs tours, le donjon Gilles Aycelin, la tour Saint-Martial et celle de la Madeleine. C’est là que se tiennent les expositions du journal L’Equipe, de l’AFP, de l’agence Chine Nouvelle  et de Franck Seguin, tandis que dans les jardins attenants, on trouve l’exposition de Chris Elyse. C’est un des atouts du festival : comme à Perpignan, à Sanary, à Arles ou à Vendôme, on peut tout faire à pied, même si comme votre serviteur, on n’est pas un adepte du marathon.

Après le Palais des Archevêques, changement de style, le Palais du Travail, un étrange bâtiment de style stalinien, héberge l’exposition de Raymond Depardon retraçant sa « couverture » des Jeux Olympiques de 1964 à 1980. C’est la seule exposition dont l’entrée est payante (5€) !

Il faut dire qu’elle a coûté 8000 € aux organisateurs pour les transports, l’assurance obligatoirement validée par l’agence américaine, et du contrôle qualité opéré par celle-ci.  Un gros investissement pour la petite et nouvelle association. « Magnum n’est pas partenaire (ndlr : contrairement aux autres agences), mais a fait un effort » confie Bénédicte d’Audigier, qui, visiblement ne veut pas se mettre mal avec la classieuse « coopérative ».

Pour tous, c’est l’exposition phare qui va être prolongée jusqu’à la fin juin. « Je ne connaissais pas toutes ces photos de Depardon » m’ont confié plusieurs photographes, ravis de pouvoir apprécier la différence de traitement du sport entre le début des années 1960 et aujourd’hui.

De nos jours, on n’échappe pas aux sports !

N’étant ni sportif, ni candidat à faire « la patate chaude » devant les matchs à la télévision, ce festival est pour moi l’occasion de découvrir cette spécialité du photojournalisme dont la production envahit les quotidiens, les magazines, les écrans d’ordinateurs, de téléphone, etc. Je vous engage à faire de même. Sportfolio vaut le voyage.

« Un photographe de sport est avant tout un journaliste » m’a répété plusieurs fois mon mentor en la matière, Franck Seguin, chef du service photo de l’Equipe. « Il faut connaitre non pas un seul sport mais plusieurs, savoir quand se déroulera l’action à photographier, faire des instantanés mais aussi traquer l’entraîneur du moment et son futur remplaçant ».

Il faut savoir également que le photographe de sport doit être un excellent technicien capable de manier toutes les optiques, y compris les plus gros téléobjectifs, les flashs et les télécommandes de boitiers.  Et, enfin mais ce n’est pas le moindre, être aussi assez sportif pour « trimbaler parfois 30 kg de matos »… Il vaut donc mieux avoir du muscle si l’on ne veut pas avoir de gros problèmes de dos à la retraite !

 

Presse et/ou corporate ?

Exposition DPPI

Autre problème délicat quand on parle de photojournalisme sportif, c’est l’organisation des reportages. La carte de presse est indispensable pour les gros évènements, et les matchs, les courses se déroulent aux quatre coins de la planète. Résultat, des coûts de reportage astronomiques.

« Notre spécialité, c’est la neige » m’explique Michel Cottin, directeur de Zoom, une petite agence basée à Grenoble, dont les photographes opèrent dans tous les massifs « or les endroits où l’on skie ne sont pas les lieux de séjour les moins chers du monde! »

Mis à part l’Equipe, l’AFP ou Getty qui disposent de moyens considérables, beaucoup de petites agences et de photographes ont recours à des contrats avec des sociétés de matériel de sport, des écuries sponsorisées etc. C’est ce que l’on nomme « corporate » pour ne pas utiliser le terme de publicité, banni dans le monde du journalisme…

Tous avouent qu’il devient vraiment difficile de concilier le fameux marché avec les critères d’obtention de la carte de presse en France.  Les prix de vente des droits d’auteur dans la presse se sont effondrés ces dernières années.  Dans ces conditions, même si on ne perd aucun client presse par rapport au corporate, il devient difficile de maintenir son chiffre d’affaires au-dessus des 51% en presse exigé, tant pour la carte que pour le label « agence de presse ». Une exception culturelle française qui est un vrai casse-tête pour les professionnels.

C’est un problème quasi insurmontable pour l’aspirant photographe de sport. Sans compter que les matériels photos indispensables dépassent facilement les 15 000€ pour un boitier et un objectif, et qu’il en faut souvent deux ou trois ! Et puis, obstacle supplémentaire : le coût des frais de reportage. Résultat, l’apprenti professionnel doit avoir une « bonne » famille ou être particulièrement, non seulement talentueux, mais chanceux, pour mettre un pied au bord de la piste ou de la piscine.

Il y a donc matière à discussion, et les photographes présents semblaient absolument ravis de pouvoir aborder entre eux ses questions dans un cadre plus qu’agréable et dans une ambiance que les appellations contrôlées du Languedoc, le plus grand domaine viticole au monde, ont contribué à rendre chaleureuse. Une belle troisième mi-temps en quelque sorte !

 

Des projections en 2014

Stéphane Mantey, grand prix du festival

« L’an dernier nous avons fait en juin une édition zéro, constituée d’une seule exposition. L’adhésion du public nous a encouragés à monter cette première édition. A mi-parcours, cette année, nous en sommes à 17 000 visiteurs sur trois expositions alors qu’il y en a sept ! » se réjouit Bénédicte d’Audigier.

« Je vais à Visa pour l’image depuis sa fondation » explique Gilbert Benedicto, l’autre cofondateur du festival. « Je suis passionné par la photographie et quand nous avons eu l’idée d’un festival pour la photo de sport, nous avons découvert qu’il n’en existait aucun dans le monde. Et pourtant, nos partenaires, l’AFP, L’Equipe et Nikon ont fait des recherches. »

« Sportfolio est donc la première plateforme d’hospitalité pour la photographie de sports » ajoute Bénédicte d’Audigier. « L’an prochain, nous ne tenons pas avoir beaucoup plus d’expositions, mais des sources d’images plus variées. En 2014, nous pourrons organiser des projections sur grand écran. Nous avons un très beau lieu : l’esplanade sur le bord du canal. »

« Nous espérons accueillir encore plus de photographes et de gens de l’image. Notre ambition c’est que le festival soit un lieu de rencontres pour les professionnels autant que pour le grand public. »

 

Michel Puech

Site officiel du festival :nwww.festivalsportfolio.com

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