
Série Longue saison. © François Le Guen
Alors que la pauvreté regagne du terrain en France et que l’intérêt citoyen s’émousse, il est crucial de se remobiliser. Ce prix a pour mission d’utiliser la force de la photographie pour lutter contre l’indifférence et briser les préjugés qui pèsent sur les personnes en situation de précarité.
Créé en 2020, le Prix Photo Sociale (anciennement Prix Caritas Photo sociale), porté par l’association L’Œil Sensible, soutient les photographes explorant des thématiques liées à la pauvreté, la précarité et l’exclusion en France. Ce prix vise à sensibiliser le public aux enjeux sociaux à travers le regard de photographes engagés, témoins des réalités vécues par les plus vulnérables. Car la situation est plus que préoccupante et les chiffres reflètent brutalement une situation dramatique. La pauvreté touche 9 millions de personnes en France, soit 15 % de la population, dont plus de 2 millions en extrême pauvreté. 300 000 personnes sont sans abri. Une personne sur cinq en France subit une forme de précarité qu’elle soit énergétique, alimentaire, numérique, etc. 14% de la population française est en situation de privation, c’est-à-dire des « personnes ne pouvant pas couvrir les dépenses liées à au moins cinq éléments de la vie courante » comme chauffer son logement, accéder à Internet ou ne pas pouvoir se réunir avec des amis une fois par mois. Pour rendre visible et plus concrète cette situation, la photographie joue un rôle utile de révélateur aux yeux du grand public, l’invitant à observer et prendre conscience de la réalité de la précarité et la vulnérabilité.
Cette année le grand prix a été décerné à François Le Guen pour sa série « La longue saison » travail sur plusieurs années sur une communauté offrant refuge à des parcours de vie fragilisés ou marginalisés : personnes en rupture sociale ou personnelle, en sevrage, sans abri, ou en errance de longue durée. Ce lieu constitue une forme d’abri lorsque toute autre alternative semble compromise, l’accueil y est inconditionnel et sans limite de temps. Prix spécial du jury à Naïma Lecomte pour son travail réalisé à la Bergerie de Faucon, un lieu qui accueille sept adolescents confiés par l’Aide sociale à l’enfance, enfants ayant connu des parcours instables faits de placements successifs et de ruptures. Troisième lauréate Valérie Horwitz pour un travail avec et sur des jeunes filles mineures détenues dans deux centres pénitentiaires en France, Marseille et Lavaur.
L’association L’Œil Sensible
Le site de François Le Guen
Le site de Naïma Lecomte
L’Instagram de Valerie Horwitz
- Sport Images Festival à Deauville
Plus vite, plus haut, plus de photos - 12 juin 2026 - Thibaut Derien
« J’habite une ville fantôme » - 12 juin 2026 - François Le Guen
Grand Prix Photo Sociale 2026 - 12 juin 2026












