Image illustrée de l’endroit où le combattant était assis dans le quartier d’al-Koroom de Rmeish, sous l’amandier (Crédit : Celine Bejjani avec intelligence artificielle)

« Ici l’armée israélienne. Ce combattant que vous soignez… nous le voulons. » « Si vous le voulez, venez le prendre », répond le responsable. « Non. C’est vous qui allez nous le livrer. » Une remarquable enquête exclusive Tasnim Chaaban reporter à L’Orient Le Jour.

Le 22 avril dernier, les habitants de Rmeich, village chrétien du Liban-Sud, découvrent un homme blessé allongé sous un amandier. C’est un combattant du Hezbollah.

Peu après cette découverte, le téléphone du chef de la Défense civile de Rmeich, qui vient à peine d’arriver sous l’amandier, sonne. Il est un peu plus de 8 heures. C’est un numéro étranger. Au bout du fil, un officier israélien.

À partir de là, tout s’enchaîne vite. En quelques heures, les habitants de Rmeich se retrouvent confrontés à un choix impossible.

Dans son article L’Orient-Le Jour rappelle  que :

« Selon les protocoles régissant la région frontalière du sud du Liban depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, transférer quelqu’un dans de telles circonstances nécessite une chaîne d’autorisations passant par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), puis les Forces intérimaires de l’ONU au Liban (FINUL), l’Armée libanaise, et l’organe connu sous le nom de « Mécanisme » — le comité de surveillance du cessez-le-feu auquel siège également l’armée israélienne. »
Mais celle-ci ne respecte aucune loi.

Tasnim Chaaban a mené une enquête exhaustive et exclusive sur cette journée hors du commun.

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